Forum d'intercession et de prières

Forum d'intercession et de prières, D'Amour, de paix, où chacun(es) trouverons les divers forums. sujets de prières, d'intercession, Exhortation, Méditations, message de la parole de Dieu, pensée du jour, sa parole pour aujourd'hui etc..Dieu vous bénisses
 
AccueilPortailCalendrierFAQS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Du pardon à la grâce : Prédications-Sermon.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Michel
Modérateur
Modérateur
avatar

Messages : 1131
Date d'inscription : 06/07/2010
Age : 55
Localisation : Baudour (Belgique).

MessageSujet: Du pardon à la grâce : Prédications-Sermon.   Lun 6 Aoû - 14:15

Lundi le 06 août 2012
Du pardon à la grâce
Prédications :
2 Corinthiens 2, 5 -17



Du pardon à la grâce

Si quelqu’un a été une cause de tristesse, ce n’est pas moi qu’il a attristé, c’est vous tous, du moins en partie, pour ne rien exagérer. Il suffit pour cet homme du blâme qui lui a été infligé par le plus grand nombre, en sorte que vous devez bien plutôt lui pardonner et le consoler, de peur qu’il ne soit accablé par une tristesse excessive. Je vous exhorte donc à faire prévaloir l’amour envers lui ; car je vous ai écrit aussi afin de savoir, en vous mettant à l’épreuve, si vous êtes obéissants en tout. Or, à qui vous pardonnez, je pardonne aussi ; et pour ma part, ce que j’ai pardonné - si j’ai pardonné quelque chose - c’est à cause de vous en présence de Christ, "afin de ne pas laisser à Satan l’avantage sur nous, car nous n’ignorons pas ses desseins". Lorsque je fus arrivé à Troas pour l’Évangile du Christ, bien que le Seigneur m’y ait ouvert une porte, mon esprit n’a pas eu de repos, parce que je n’ai pas trouvé Tite, mon frère ; alors j’ai pris congé d’eux et suis parti pour la Macédoine.

Grâces (soient rendues) à Dieu, qui nous fait toujours triompher en Christ, et qui par nous, répand en tout lieu l’odeur de sa connaissance ! Nous sommes, en effet, pour Dieu le parfum de Christ, parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent : aux uns, une odeur de mort, qui mène à la mort ; aux autres, une odeur de vie, qui mène à la vie. Et qui est suffisant pour ces choses ? Car nous ne sommes pas, comme plusieurs, des falsificateurs de la parole de Dieu, c’est avec sincérité, c’est de la part de Dieu, devant Dieu et en Christ que nous parlons.

Chers amis, frères et sœurs en Christ,

Paul, l’apôtre, utilise une image, une image très puissante, pour communiquer, pour se faire comprendre, pour dire exactement ce qu’est à ses yeux la vocation chrétienne : une image risquée, dans la mesure où son interprétation n’est pas simple, à savoir l’image du « triomphe et du parfum ».

Nous pourrions nous dire, en écoutant distraitement ce récit : « Catastrophe ! Voici l’origine de la compréhension d’un christianisme triomphant dont le monde a tant souffert, et alors tout est dit, tout est fini. Tout est discrédité ! »

Nous pourrions nous dire : « Catastrophe, voici l’origine de la compréhension d’un christianisme à l’odeur de sainteté dont chacun sait qu’il n’en est rien, et là encore tout est fini, tout est ridiculisé. Mais non, chers amis, relisons le texte, faisons œuvre de religion, c’est-à-dire de « relecture et de liaison ».

« Grâce soit rendue à Dieu qui nous fait toujours triompher en Christ et qui par nous répand en tout lieu l’odeur de sa connaissance, nous sommes en effet pour Dieu parfum du Christ parmi ceux qui sont sauvés et parmi ceux qui périssent »

Triompher en Christ !

Quelle audace que celle de parler de triomphe alors que l’évangile peine à se faire entendre, alors qu’à Corinthe même il est en péril à cause des dissensions et des problèmes de toutes sortes, dissensions que l’apôtre a du mal à corriger parce que les paroissiens ne sont pas vraiment à la hauteur et n’engagent pas entièrement leur vie, parce qu’ils se jalousent ou encore se disputent, alors même qu’il tente de faire passer le seul message qui vaille, à savoir celui du pardon et de la réconciliation entre eux.

Quelle audace de parler de triomphe alors que notre monde ne semble pas vraiment reconnaitre l’évangile, tant les difficultés et les violences qui le défigurent ne cessent de se reproduire, tant l’exemple même de certaines Eglises est déprimant, tant est fragile notre propre Eglise comme aussi notre propre engagement.

Mais c’est ainsi, l’apôtre, à l’image des prophètes, ne se laisse pas décourager. Il ne s’interdit pas d’espérer, et il ne se morfond pas ni ne se laisse submerger par un esprit chagrin. Au contraire, malgré les obstacles et malgré les faiblesses de son projet d’évangélisation, malgré les échecs et les refus devant lesquels il se trouve placé, il cherche inlassablement à transmettre, à faire passer le message, à communiquer ce qui le porte et qui lui est essentiel : une parole, donc, une parole de pardon et de salut en Jésus Christ.

Une parole dont il sait qu’elle est victorieuse, sinon il n’en serait pas le porteur, le héraut ou l’apôtre. Et l’évocation de la référence à un triomphe ne lui fait pas peur.

Paul doit avoir en mémoire les fameux triomphes romains, c’est-à-dire ces marches triomphales des armées romaines, après une victoire, où les soldats défilent bruyamment dans les rues, jusqu’au cœur de la ville, devant des populations fascinées et en liesse, des marches militaires au long desquelles étaient exhibés sur des chevaux et sur des chars le butin ainsi que tous les hommes faits prisonniers, attachés et vaincus. Lors de ce défilé, de l’encens était brûlé et une forte odeur se répandait dans le cortège et bien au-delà, de sorte que pour les uns, était immédiatement associés à cette odeur le parfum de la victoire et la joie d’être parmi les survivants ou les vainqueurs, tandis que pour d’autres comme les prisonniers ou les vaincus, cette odeur était le signal d’une mort prochaine.

L’image du triomphe est donc est puissante et elle évoque la mort et la vie, la fin ou un nouveau commencement, une perdition ou un salut, et c’est la raison pour laquelle l’apôtre Paul l’utilise dans son courrier aux Corinthiens comme pour rappeler la puissance de revendication qui est celle du Christ qui appelle nos vies et qui nous entraine...dans son triomphe.

Il exagère, sans doute, avec cette image presque excessive et même guerrière, mais le sens est bien présent dans le fond, et voici comment je pourrai le présenter : l’appel que nous recevons consiste en une parole -une parole de pardon et d’espérance- qui requiert nos vies afin que nous parcourions le monde mais dans le but de la partager avec d’autres, d’en faire comprendre la profondeur et l’importance, d’en faire goûter la saveur, d’en faire sentir la bonne odeur, au plus grand nombre, et par conséquent, pour accomplir cette vocation, de sortir de nous-mêmes et de porte cette parole autour de nous, dans l’espace public, sur l’agora, dans les rues, dans les maisons, et partout où les moyens de communiquer peuvent lui laisser une place.

L’image du triomphe et l’évocation des parfums d’encens rejoignent bien l’idée qu’il s’agit d’exposer et de s’exposer en public, d’attester ouvertement, de témoigner à visage découvert, de se montrer, bref de porter le message de l’évangile sans honte ni fausse modestie, sans complexe, dirions-nous aujourd’hui, sous le faux prétexte que nous serions une ultra-minorité, que nous n’aurions pas les capacités, que la société nous l’interdirait ou qu’elle serait hermétique à ce genre de discours.

A cet égard, l’apôtre Paul nous rappelle, en même temps qu’il l’écrit aux corinthiens, que nous n’avons pas le choix, en vérité, car nous sommes déjà porteurs de cette odeur du Christ et de l’évangile, que nous sentons déjà ce message, en quelque sorte, et que, même si aucun de nous n’est vraiment totalement préparé, comme il le note dans ce passage en écrivant : « Et qui est suffisant pour ces choses ? », autrement dit : « qui est vraiment qualifié ? », c’est au moins avec sincérité que nous parlons.

Cette posture d’attestation sincère et de témoignage, dont Laurent Schlumberger a rappelé l’importance dans son message au synode de Belfort, que vous avez tous lu lorsque vous en avez pris connaissance dans la presse, sur le site de l’Eglise ou ici même sur les feuilles qui avaient été diffusées, est notre réponse joyeuse et disponible à l’appel du Christ. Si Paul évoque donc une marche triomphale c’est pour dire que c’est Christ qui en est le chef, non pas l’Eglise, et que nous sommes en quelque sorte les porteurs d’encens, c’est-à-dire les émetteurs du message, et que par conséquent nous ne devons pas cesser de répandre la bonne nouvelle dont nous avons la charge d’annoncer le parfum :

La lettre aux Corinthiens est explicite au sujet de ce parfum de l’évangile : il y est question de pardon, en vérité. Et c’est exactement le début de notre texte ce matin : plus personne ne connait le détail de l’histoire et le récit est trop imprécis, mais ce que nous pouvons reconstituer du sens du conflit à Corinthe, c’est qu’un homme avait certainement causé un réel tort à l’Eglise, et qu’il avait remis en cause l’évangile annoncé par Paul. Et au lieu d’en appeler à l’exclusion et à la condamnation, les corinthiens et Paul lui-même en arrivent au pardon et à la réconciliation. De sorte que ce tout petit exemple, placé juste avant l’image du triomphe, devient l’indice étonnant et décisif de ce qu’est le motif de la « marche triomphale » de l’épitre aux corinthiens, le motif de notre attestation publique auprès de nos contemporains de ce qu’est la foi en Jésus-Christ : non pas l’annonce bruyante au long des rues des villes de ce monde, de l’exécution des vaincus, non pas l’humiliation des perdants, non pas le rire effrayant des vainqueurs, mais l’annonce inlassable, partout où se noue un conflit, du pardon et de la réconciliation, l’annonce inlassable de la grâce, partout où se fige une haine, et l’infatigable promesse d’un recommencement rendu toujours possible en Jésus-Christ, en tout lieu où l’humain se croit dans une impasse,

Amen.


Que Dieu vous garde et vous bénisse.
Votre frère et Serviteur : Michel.Very Happy
Votre soeur et Servante : Michèle.flower
Et votre frère et Serviteur : Pascal.cheers
Interwebprière : La bonne nouvelle de l'évangile par le Web. Very Happy flower cheers study Idea cheers


Propriété intellectuelle
Le site de
http://interwebpriere.forumgratuit.be est protége par le droit d’auteur ou copyright ©️ 2000. Toute reproduction est donc strictement interdite sans autorisation expresse des responsables de ce site: http://interwebpriere.forumgratuit.be

_______________
Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. " Jean 3:16
 

 
partenaire de prier.net
www.porte-ouverte.com
Revenir en haut Aller en bas
http://interwebpriere.forumgratuit.be
 
Du pardon à la grâce : Prédications-Sermon.
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» LE PARDON Compilation de textes
» Une belle leçon de pardon....
» Le pardon avec Jean Montbourquette.
» Chapelet de la miséricorde et du pardon
» La question du pardon

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum d'intercession et de prières :: Prédications-Sermon.-
Sauter vers: